En tant que propriétaire, on essaye d’éviter à tout prix les blessures et pathologies de son cheval.
D’après les études, voici quelques chiffres :
- 24% de chevaux âgés de 4-5 ans présenteraient des boiterie modérées à sévères
- 51% des chevaux de plus de 15 ans présenteraient des boiteries
- 77% des chevaux de plus de 30 ans présenteraient des boiteries.
Une étude de référence menée sur 263 chevaux de CSO (amateurs et professionnels) a révélé qu’en moyenne, un cheval perd 6 % de son temps d’entraînement annuel à cause de boiteries. Cela représente environ 22 jours d’arrêt par an (Egenvall et al, 2013). Qu’il s’agisse d’une tendinite, d’une dorsalgie ou d’un simple abcès, ces interruptions ne sont pas le fruit du hasard.
Saviez-vous que la discipline que vous pratiquez influence directement la nature des risques ? Connaître ces prédispositions permet de cibler votre surveillance sur les zones sensibles et d’agir avant que la pathologie ne s’installe. Dans cet article, nous allons passer en revue les blessures les plus fréquentes en CSO, dressage, CCE et endurance.
Des contraintes spécifiques au cheval de sport
Chez le cheval de sport, les lésions des ligaments collatéraux et les contusions osseuses du boulet présentent un profil bien distinct de celui des chevaux de course. La répétition des réceptions à l’obstacle ou les exigences articulaires du dressage déclenchent des cascades d’événements biologiques uniques.
Le plus piégeux ? Certains dommages aigus passent totalement inaperçus : le cheval ne boite pas immédiatement. Pourtant, ce traumatisme « invisible » peut initier une dégradation lente menant à des dommages profonds de l’os sous-chondral.
« Hot spots » et zones de vigilance par discipline
Si certaines pathologies, comme l’ostéochondrose (OCD) ou les kystes sous-chondraux, touchent toutes les disciplines sans distinction, d’autres sont très localisées :
- Chez le pur-sang de course : Le boulet est le « point chaud « hot spot » par excellence, tout comme le carpe, bien que le risque de fracture de fatigue plane sur l’ensemble du squelette.
- Chez le cheval de sport : L’attention se porte prioritairement sur les pieds (articulation entre P2-P3, appareil naviculaire), les boulets et le ligament suspenseur du boulet.
L’influence cruciale du sol
Des années de recherche démontrent que la nature du terrain transforme le risque de blessure. Si le travail à haute vitesse sur piste en sable reste le plus traumatisant, la gestion des carrières de sport devient aujourd’hui une préoccupation majeure.
On observe par exemple une augmentation des fractures de la première phalange (P1) chez les chevaux de sport travaillant à la longe sur des sols modernes. L’interaction entre le sabot et ces surfaces de nouvelle génération semble modifier les contraintes mécaniques, créant de nouveaux défis pour la santé de nos chevaux.
Pathologies courantes chez le cheval de CSO
Suite aux efforts intenses fournis par les chevaux de CSO lors de la phase ascendante ainsi que de la phase descendante, des virages serrés ou encore du fait qu’ils touchent les barres, plusieurs structures sont à risque.

- Tendinite tendon fléchisseur superficiel antérieur (choc et contrainte lors de la phase ascendante)
- Ténosynovite* du tendon fléchisseur profond des antérieurs
- Ligament suspenseur antérieur (réception)
- Ligament suspenseur postérieur (phase ascendante)
- Fracture de la phalange distale (p3)
- Trauma du grasset
- Douleur thoracolombaire et sacro-iliaque
- Arthrose du boulet
- Arthrose du jarret (virage serrés)







