L’allergie chez le cheval est un domaine complexe où les certitudes sont rares et les idées reçues nombreuses. Entre la dermatite atopique, les allergies aux insectes et la fameuse « allergie alimentaire », il est facile de s’y perdre. Faisons le point sur ce que la science nous dit réellement aujourd’hui.
Saviez-vous que les allergies sont présentes pour plusieurs raisons ?

Une allergie est souvent la conséquence d’une baisse immunitaire qui est, elle-même, créée par autre chose.
Elle peut, par exemple, apparaître suite à une carence en vitamines du groupe B, ou encore une carence en vitamine C ou en oméga 3.
Une allergie peut également apparaître suite à un dysfonctionnement du foie qui peut lui-même être lié à l’émotionnel ou encore à l’alimentation (très rare) ou certaines maladies comme la piroplasmose.
C’est ce côté émotionnel qui nous emmène au stress ! Asthme et allergies peuvent être la conséquence d’un stress psychologique qui entraîne un stress oxydatif qui fatigue le cheval.
Et comme on parle de stress, il est essentiel de se rappeler qu’une flore intestinale équilibrée réduit non seulement le stress mais joue un rôle primordial dans l’immunité et donc dans la réponse allergique.
Il est évident qu’il faut aussi tenir compte du mode de vie du cheval, de son alimentation et de son environnement. Il est important de réduire les allergènes mais aussi d’évaluer l’environnement « moins proche du cheval ».
En effet, les pesticides utilisés dans les cultures environnantes peuvent être la cause des allergies de votre cheval !
Un autre problème rencontré est l’hyper-perméabilité intestinale. Nous en parlons très peu chez les chevaux car les intestins sont très difficiles à observer. Une hyper-perméabilité intestinale peut être la cause d’allergie et vice-versa. On peut donc se retrouver dans un cercle vicieux, difficile à combattre.
N’oubliez pas non plus que l’asthme touche de nombreux chevaux y compris des chevaux de loisir (de 68 à 77%) !
Le saviez-vous ?
Si votre cheval présente des allergies saisonnières, et que vous souhaitez l’aider grâce à la micronutrition ou encore grâce à la phytothérapie, il est important de s’y prendre en avance. Par exemple pour un cheval dermiteux, il faudra commencer le protocole dès janvier voire même plus tôt !
D’ailleurs il serait peut-être possible de réduire le risque d’asthme chez le cheval en s’y prenant avant même qu’il soit né! Je vous parle de cela juste ici.
Cela étant dit, rentrons un peu plus dans le détail des allergies chez le cheval.
Qu’est-ce que la dermatite atopique équine ?
La dermatite atopique est le terme technique pour désigner les allergies environnementales. Le système immunitaire du cheval réagit de manière excessive à des éléments normalement inoffensifs :
- Les pollens (graminées, arbres, herbes folles).
- Les acariens (poussière, stockage).
- Les moisissures.
Chez l’humain, on observe souvent une « évolution atopique » : cela commence par des problèmes de peau (eczéma) et évolue vers des problèmes respiratoires (asthme). Chez le cheval, bien que ce ne soit pas aussi bien documenté, nous rencontrons fréquemment des individus qui cumulent les deux tableaux : une peau réactive et une sensibilité respiratoire.
Le saviez-vous ? Des preuves préliminaires suggèrent que les chevaux atopiques présentent un défaut de la barrière cutanée. Leur peau « laisse passer » les allergènes, ce qui favorise la sensibilisation du système immunitaire. Alors pour renforcer la peau de votre cheval, allez vite lire cet article (enfin quand vous aurez terminé celui-ci).
Le mythe de l’allergie alimentaire
C’est ici que le débat devient intéressant. On entend souvent : « Mon cheval se gratte, il doit être allergique à l’orge ou au soja ». Pourtant, la littérature scientifique est extrêmement pauvre sur le sujet.
Pourquoi est-ce si flou ?
Contrairement au chien, la frontière entre allergie alimentaire et environnementale est poreuse chez le cheval. Pourquoi ? Parce que les graminées et les plantes sont à la fois des allergènes respiratoires (pollens inhalés) et des allergènes alimentaires (ingérés via le foin ou l’herbe).
Ce que l’on sait :







